Pages vues


FreeCompteur Live

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Mercredi 29 mars 2006

Film français de Francis Veber

Interprètes :  Gad Elmaleh (Pignon), Alice Taglioni (Elena), Daniel Auteuil (Levasseur), Kristin Scott Thomas (Christine), Virginie Ledoyen (Emilie), Richard Berry (Me Foix), Dany Boon (Richard), Patrick Mille (Pascal).

Durée : 1 h 25


 

 

 
 

 

 

 

 

Note : 7/10

En deux mots : Le énième retour de François Pignon, cette fois sous les traits de Gad Elmaleh. La mécanique fonctionne, même si on reste un peu sur sa faim.

Le réalisateur : Francis Veber a commencé par écrire des scénarios avec Yves Robert ("Le grand Blond avec une chaussure noire", 1972), Edouard Molinaro ("L'Emmerdeur", 1973) ou Philippe de Broca ("Le Magnifique", 1973). Il passe à la réalisation en 1976 avec "Le Jouet", puis enchaîne avec la série Depardieu-Richard : "La Chèvre" (1981), "Les Compères" (1983) et "Les Fugitifs" (1987). Il tourne ensuite "Le Dîner de Cons" (1997) et "Le Placard" (2000).

La critique : François Pignon est voiturier dans un restaurant chic. Il partage son appartement minuscule avec son collègue Richard, et il vient de se faire éconduire dans sa demande en mariage par Emilie qui n'a pas la tête à ça, et préfère le considérer comme un petit frère.

Jusqu'au jour où il se trouve dans le champ d'un paparazzo, au moment où celui-ci surprend l'homme d'affaire Levasseur avec le mannequin Eléna. Comme c'est sa femme qui détient la capital, le chef d'entreprise doit tout faire pour empêcher le divorce. Conseillé par son avocat, il embauche Pignon comme "doublure" : ce dernier doit héberger Eléna, et se montrer en public à son bras.

Mais le machiavelisme du businessman et les manoeuvres de sa femme qui n'est pas dupe de son double jeu vont être déjouées par la complicité imprévue du top model et du voiturier...

Après Jacques Brel, Pierre Richard, Jacques Villeret et Daniel Auteuil, c'est au tour de Gad Elmaleh d'endosser le costume de François Pignon, éternel Auguste. C'est peut-être là que réside la faiblesse du film. Non pas que Gad Elmaleh soit particulièrement mauvais, mais il a un côté trop... trop Gad Elmaleh, sympathique et malicieux, qui ne correspond au personnage de looser jusqu'au-boutiste qu'avaient si bien su interpréter les deux Jacques, Brel et Villeret.

Cette réserve faite, la mécanique veberienne fonctionne. Son sens du rythme est toujours là, et le nombre importants de personnages ainsi que la complexité de la machination conduisent à un enchaînement sans faille des scènes.

Et puis, il y a des personnages secondaires truculents : Dany Boon, en copain squatter désespéré de voir son compagnon de galère s'en sortir ; Richard Berry, fielleux à souhait dans son rôle d'avocat véreux ; et surtout Michel Aumont, en médecin qui tombe malade chez ses patients, se fait soigner par eux mais n'oublie pas de se faire payer ! Quand il pique ses crises d'enfant gâté, Daniel Auteuil retrouve sa veine comique ; par contre, il est vraiment peu convaincant quand il doit jouer les ambiguités du personnage, comme c'était déjà le cas dans "Le Placard".

Comme souvent chez Veber, on a l'impression qu'on aurait pu aller plus loin dans la cruauté des situations et dans la folie des personnages. Les bons sentiments ne sont jamais loin, et la punition du méchant inéluctable au même titre que le happy end programmé. Mais même si elle n'a été exploitée qu'en surface, l'idée de départ était suffisamment originale pour permettre une comédie enlevée et somme toute sympathique.

Cluny

par Cluny publié dans : critiques de mars 2006
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Samedi 25 mars 2006

Film italien de Michele Placido

Interprètes :  Avec : Kim Rossi Stuart (Freddo), Pierfrancesco Favino (le Libanais), Claudio Santamaria (Dandy), Anna Mouglalis (Patrizia), Stefano Accorsi (le commissaire Scialoja), Riccardo Scamario (Il Nero).

Durée : 2 h 28
 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Note : 7/10

En deux mots : Vaste fresque sur l'ascension et la chute d'une bande de gangsters romains, au temps des "années de plomb". Parfois un peu classique, mais l'ensemble ne manque pas de souffle.

Le réalisateur : Né en 1946, Michele Placido a débuté au théâtre, comme comédien dans la troupe de Luca Ronconi. Il devient un des acteurs de cinéma les plus demandés en Italie dans les années 1980, et triomphe à la télévision en jouant le commissaire Cattani dans la série "La Piovra". Il passe à la réalisation en 1988 avec "Pummaro". Il tourne ensuite "Les amies de coeur" en 1992, et "Un héros ordinaire" en 1994.

La critique : Tout commence à Rome, à la fin des années soixante. Cinq adolescents volent un voiture, force un barrage de police, et sont rattrapés par les carabiniers. Un meurt, et les quatre autres vont en prison. A leur sortie, devenus adultes, ils enlèvent et exécutent un aristocrate.

Mais au lieu de se partager la rançon, ils se rallient à la proposition du Libanais : mettre l'argent en commun pour s'attaquer à la domination sur le milieu romain. En liquidant les "vieux" parrains (des quadras !), ils contrôlent rapidement la prostitution et le trafic de drogue.

Le commissaire Sciajola se met sur leur piste, et pendant quinze ans, il va tenter de démanteler la bande qui s'est alliée avec la mafia sicilienne. Quand le Libanais est balancé, il sort vite de prison, sur l'intervention d'un mystérieux personnage au bras long...

L'acsension et la chute d'un gang, c'est un thème classique du cinéma : des "Affranchis" à "Scarface", en passant par "Le Parrain" et "Il était une fois l'Amérique". Sauf qu'ici, nous sommes en Italie, et en plein au milieu des années de plomb. Et l'action se déroule en même temps que ces événemets qui ont ensanglanté la péninsule, et dont les personnages d'abord témoins vont devenir les protagonistes : l'assassinat d'Aldo Moro, l'attentat de la gare de Bologne, le scandale de la loge P2.

Le cinéma italien, à la recherche d'un renouveau depuis trois décennies, a été capable de produire récemment deux films portant sur cette période : "Buongiorno, Notte" de Marco Bellochio, qui retraçait en 2004 l'enlèvement, le "procès" et l'exécution d'Aldo Moro, et "Romanzo Criminale".

Ici, nous n'avons pas affaire à des Brigadistes, mais à des petites frappes qui s'imposent au milieu romain en appliquant des méthodes plus radicales. Sans conscience politique autre que la recherche du profit maximum (donc une conscience égale à celle de Berlusconi...), ils se font rattraper par l'actualité en devenant les exécutants des services secrets pour éliminer le poseur de bombe de la gare de Bologne (85 morts en 1980). Et ce n'est pas un hasard si l'histoire s'achève en 1989 avec la chute du Mur de Berlin : le "combat" des barbouzes peut s'arrêter avec la mise au rencart de la génération politique de l'après-guerre.

Le scénario a été écrit à partir du livre éponyme du juge Giancarlo De Cataldo, et malgré les nécessaires aménagements dramatiques, on ressent bien ce qu'ont pu être ces années noires pour l'Italie. Les pantalons pat'd'éph, les coiffures à la Cerrone, les Vespa, les Fiat 600 et l'omniprésence de la musique disco ainsi qu'une photographie dans les dominantes froides participent de cette évoaction des années 70/80.

Les acteurs sont assez convaincants : Kim Rossi-Stuart, tout en crispations de mâchoire,  Pierfrancesco Favino, avec une énergie animale, et la trop rare Anna Mouglalis. Il y a bien quelques longueurs (près de 2 h 30 pour résumer vingt années), mais le rythme est nerveux, même si le recours à l'ellipse et à l'implicite peut rendre la narration parfois un peu touffue, particulièrement pour un public non italien. Certaines situations ne sont pas crédibles, comme la relation entre la pute et le commissaire ; certains flash-backs au ralenti semblent exhumés d'un autre âge. Mais l'ensemble réussit à s'imposer malgré tous ces petits défauts, à la fois par le respect du genre et par son renouvellement grâce à son inscription dans un contexte historique aussi particulier.

Cluny

par Cluny publié dans : critiques de mars 2006
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Jeudi 23 mars 2006

Titre original : The World’s Fastest Indian

Film américain de Roger Donaldson

Interprètes :  Anthony Hopkins (Burt Munro), Diane Ladd (Ada), Paul Rodriguez (Fernando).
Durée : 2 h 07


 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

Note : 7,5/10

En deux mots : Un road movie sympathique, basée sur l'histoire vraie d'un retraité neo-zélandais qui vient battre un record du monde de vitesse à moto sur le Lac Salé de Bonneville dans l'Utah.

Le réalisateur : Né en 1945 en Australie, Roger Donaldson s'est installé en Nouvelle-Zélande à vingt ans. C'est dans ce pays qu'il tourne son premier long métrage "Sleeping Dog" en 1977, ave Sam Neil. Il émigre ensuite aux Etats-Unis, et y tourne "Bounty" (1984), "Coktail" (1988), "Sables mortels" (1992), "Guet-apens" (1994), "La Mutante" (1995)  "Le Pic de Dante" (1997) et "La Recrue" (2004).

La critique : Burt Munro vit dans son petit hangar au milieu du bric-à-brac de son atelier et des herbes folles de son jardin. Il est entouré de la sympathique population d'un village qu'on croirait tiré d'un film de Franck Capra. Sauf qu'on n'est pas (encore) aux Etats-Unis, mais en Nouvelle-Zélande, en 1963.

Retraité depuis plusieurs années, Burt Munro a un rêve : aller à Bonneville dans l'Utah, pour battre un record de vitesse au guidon de sa vieille Indian de 1920. Tout le monde se cotise, jusqu'aux Hell's Angels ; mais seul Tom, le fils des voisins, croit en l'exploit. Malgré une crise cardiaque et un pronostic pessimiste, il embarque comme cuistot sur un vieux raffiot.

Arrivé aux Etats-Unis, Burt rencontre un travesti noir, un vendeur de voitures salvadorien, un indien malade de la prostate, une veuve joyeuse, un aviateur qui raconte qu'il déverse de l'agent orange sur le Vietnam, et deux policiers pour qui une crise cardiaque doit se faire sur une aire de repos. A part ces derniers, chacun est emporté par la douce folie du vieil homme, et aussitôt rencontrés, les obstacles sont bousculés par une chaîne de solidarité.

Ce film évoque étrangement un autre road movie nostalgique : "Une histoire vraie" de David Lynch, qui voyait Richard Farnsworth traverser les Etats-Unis au volant de sa tondeuse à gazon. Même obstination d'un vieil homme qui a décidé de profiter du temps qui lui reste à vivre, même prétexte à d'improbables rencontres, même performance d'acteur.

Ici, Antony Hopkins se régale dans ce rôle d'old timer au coeur de jeune homme, qui n'utilise sa surdité que quand ça l'arrange, et qui parsème le film de ses aphorismes optimistes. Aux antipodes d'Hannibal Lecter, il impose son personnage débonnaire et malicieux.

On aurait pu craindre que le récit se dilue, surtout sur une trame aussi mince, et avec une durée aussi conséquente (plus de deux heures). Mais le miracle opère, et on ne s'ennuie pas. Mieux, on se laisse aller à oublier les situations convenues et le happy end prévisible, grâce aussi à la constellation de personnages secondaires attachants.

Cluny

par Cluny publié dans : critiques de mars 2006
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 18 mars 2006

Film français de Pierre-François Martin-Laval

Interprètes :  P.-Fr. Martin-Laval (Yves-Marie), Julie Depardieu (Jacqueline), Pierre Richard (le père d?Yves-Marie), Kad Merad (Vincent).

Durée : 1 h 30


 

 

 
 

 

 

 

 

 

Note : 6/10

En deux mots : Une comédie tendre et un peu loufdingue par un ancien des Robins des Bois. Sympathique mais quand même bien poussif.

Le réalisateur : Né à Marseille, Pierre-François Martin-Laval dit Pef  s'est formé au métier de comédien sous la direction d'Isabelle Nanty. Avec Marina Foïs, Jean-Paul Rouve et Maurice Barthélémy, il forme la troupe des "Robins des Bois" qui débute sur la chaîne Comédie grâce à Dominique Farrugia, puis sur Canal+

La critique : Quand ils avaient neuf ans, Yves-Marie et Jacqueline s'étaient juré de se marier. Enfin, c'est surtout lui qui avait insisté, arrachant cette promesse à la condition qu'il aille dans les étoiles. Et  vingt-quatre ans plus tard, une fois devenu cosmonaute, il revient pour rappeler à Jacqueline sa promesse.

Seulement, elle est fiancée à Vincent et doit se marier quinze jours plus tard. Yves-Marie lui propose alors de le prendre à l'essai pendant vingt-quatre heures. Elle refuse, malgré le soutien pressant du père du cosmonaute. Comme Vincent souhaite partir une dernière fois à la chasse avec un copain, il saute sur l'occasion et convainc Jacqueline d'accepter.

Comme prévu, l'essai se transforme en une suite de catastrophes : porte défoncée, cuisine explosée, costume de mariage brûlé, parents qui commencent à annuler le mariage...

Voilà encore une comédie décalée réalisé par un transfuge des "nouveaux comiques de la télé" : après les Inconnus, les Nuls, Kad et Olivier, Eric et Ramzy, après Maurice Barthélémy, Pef est le deuxième Robin des Bois à passer à la réalisation (si on excepte l'écriture collective de "Rrrrrrr", réalisé par Chabat.)

La présence de Pierre Richard n'est pas fortuite, car on est dans la lignée du "Distrait" ou des "Malheurs d'Alfred" avec les mêmes qualités de gentillesse poétique, et les mêmes défauts de manque d'originalité et d'un rythme un peu nonchalant.

Il y a bien quelques bonnes répliques, quelques situations poussées jusqu'au bout de la logique de l'absurde, comme par exemple le pingouin qu'Yves-Marie ramène de son escapade au zoo et qui évoque l'Alfred de Zig et Puce.

Mais le film souffre du simplisme de son scénario, et du conformisme de son happy end si prévisible. On est loin de la finesse narrative d'un autre Robin des Bois, Maurice Barthélémy dans "Papa", une des meilleures comédies françaises de ces dernières années.

Cluny

par Cluny publié dans : critiques de mars 2006
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 15 mars 2006

Film français d'animation de Christian Volckman

Durée : 1 h 35


 

 

 
 

 

 

 

 

 

Note : 6/10

En deux mots : Film d'animation français de la nouvelle génération. Une réussite graphique, malheureusement plombée par une animation des personnages plutôt ratée et une histoire bien banale.

Le réalisateur : Christian Volckman a fait une école d'art, l'ESAG, où il a réalisé un premier film d'animation en super-8. Puis il a tourné un court-métrage "Maaz", et des clips, notamment pour Charlélie Couture. "Renaissance" est son premier long-métrage.

La critique : Dans le Paris labyrintique de 2054, une jeune scientifique, Ilona, est enlevée. Une brigade de recherche dirigée par le capitaine Caraz se lance sur sa piste, aidée par Rieslaine, la soeur d'Ilona. L'enquête mène vers les dirigeants d'un puissant trust pharmaceutique, Avalon. Expérimentation sauvage, recherche de l'immortalité, manipulations génétiques semblent au programme de cette mystérieuse entreprise...

"Renaissance" est le premier film français d'animation de ce type, avec un univers graphique en noir et blanc dans la lignée de "Sin City". Le dessin très contrasté, alternant des images low key et high key, rappelle l'univers de José Munoz (l'auteur avec Carlos Sampayo d'"Alack Sinner"). L'action se passe dans un Paris reconnaissable, sur lequel se sont greffées des constructions à la Schuiten, mélange du XIX° siècle eiffelien et d'un XXI° siècle futuriste.

Cet univers représente la plus grosse réussite du film, avec des mouvements fluides intelligemment intégrés à la narration, et des idées originales (utilisation du plancher de verre pour multiplier dans le cadre les lieux de l'action, une scène dans le noir en vision thermique, l'application de filtres gris et des effets de solarisation, l'irruption de la couleur comme dans "La liste de Schindler" pour illustrer l'univers mental d'un personnage...)

Les personnages ont été animés grâce à la "motion capture", technique qui consiste à filmer des acteurs munis de capteurs pour numériser leurs mouvements. Mais là où cette technique donnait une forme d'humanité ambigue à des personnages monstrueux tels que King Kong ou Gollum, ici l'effet est inverse, et en saccadant les mouvements, elle déshumanise des personnages déjà assez vides.

Et ce sentiment de fausseté est renforcé par les voix des personnages, plus proches du doublage d'un dessin animé japonais sur la 5 de Berlusconi que de la Comédie Française, alors que la grandiloquence de certains dialogues nécessitait un jeu parfait.

Mais la plus grande faiblesse du film réside dans l'intrigue. Dans "Sin City", si certaines situations étaient stéréotypées, le film était porté par une tonalité ultra-noire qui permettait d'accepter invraisemblance et exagérations. Dans "Renaissance", l'histoire est affligeante de banalité et enchaîne les clichés : le savant fou est  japonais ou s'appelle Dr Muller (merci Hergé !), le dirigeant du trust est fourbe et impitoyable, le héros est marqué par un traumatisme de l'enfance...

Il m'a donc été difficile de noter le film : 9/10 pour le graphisme, 3/10 pour l'histoire. Faisons donc la moyenne, mais reste à savoir quels sont les coefficients ! Au delà de l'originalité et de la beauté du graphisme, un film, et surtout un long-métrage, vaut d'abord par la qualité de son histoire et la façon de la raconter. Dommage que les auteurs ne s'en soient pas souvenu...

Cluny

par Cluny publié dans : critiques de mars 2006
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback trackback (1)    recommander
blog amour sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus