Pages vues


FreeCompteur Live

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles
Dimanche 6 mai 2007

Film américain de Sam Raimi

Interprètes : Tobey Maguire (Peter Parker/Spider-Man), Kirsten Dunst (Mary Jane Watson), James Franco (Harry Osborn)

Durée : 2 h 19



Note : 6/10

En deux mots : Spider-Man vs Spider-Man, ou le conflit intérieur expliqué aux petits Américains (et inféodés). Manichéen, divertissant et tarabiscoté.

Le réalisateur : Né en 1959 dans le Michigan, Sam Raimi fonde avec son frère Ivan la Society for Creative Filmmaking de l'Université du Michigan. Il tourne "Evil Dead" en 1982, qui obtient le grand prix du Festival de Paris du Film Fantastique, et qui sera suivi des opus 2 et 3. Il réalise en 1987 "Mort sur le Grill", coécrit avec les frères Cohen. Il tourne ensuite "Un plan simple" (1998), "Pour l'Amour du Jeu"(2000)  et "Intuitions"(2001), avant de s'attaquer aux deux premiers volets de "Spider-man" en 2002 et 2003.

L'histoire : Pour Peter Parker, tout a l'air de bien aller : Spider-Man est adulé et va bientôt recevoir les clés de la ville, Mary Jane a été engagée dans une revue musicale et il se sent prêt à lui faire sa déclaration. Mais une substance extra terrestre a contaminé son costume, et si elle décuple ses pouvoirs, elle révèle surtout son côté obscur. Harry tente à nouveau de venger la mort de son père, et Peter le laisse pour mort après un ultime affrontement. Il apprend aussi que le véritable assassin de son oncle est Flint Marko, et que celui-ci vient de s'évader. Enfin, au journal, il doit faire face à la concurrence agressive d'un nouveau photographe, Eddie Brock.

La critique :  Posons le cadre : je suis un enfant de la BD franco-belge et de la loi de 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, et j'ai toujours considéré les Marvels Comics comme un des outils de base de l'Oncle Sam pour enseigner aux kids les rudiments de l'american way of life : la loi du lynch, la peine de mort, la NRA et l'americanocentrisme.

Leur passage sur grand écran n'a pas plus attiré ma mansuétude, et je n'ai jamais compris l'engouement passé 13 ans pour ces personnages navrants en collants moule-burnes, affublés de la plastique de Schwartzy et du cerveau de Donald Rumsfeld (Bon, d'accord, l'inverse serait encore pire !). Et le passage au numérique a supprimé ce qu'il pouvait y avoir de naïf avec les effets spéciaux balbutiants des premiers Superman : puisque tout devenait possible, les réalisateurs se sont sentis obligés de tout faire.

Donc, opus 3 de la saga de l'Homme-Araignée. On retrouve (façon de parler, j'avais séché "Spider-Man 2") Peter Parker et sa tronche de premier de la classe, parcourant les rues de New York au guidon de sa mob, lointain cousin d'un personnage des frères Dardenne. Peu importe qu'à une époque où même un mineur chinois possède un téléphone portable, notre héros reste tributaire du taxiphone de son palier, on est dans l'univers de la caricature, soit. Mary Jane connait ses exploits en combinaison acrylique, et il s'apprête à lui offrir la bague de la tatie, of course dans un restaurant français tenu par le cousin de l'Inspecteur Clouseau, of the Sûreté.

Bien entendu, pour tenir 140 minutes, il faut un grain de sable. Côté sable, nous allons être servis, avec le personnage de Marko qui tel un ado de Clichy-sous-Bois va se réfugier dans un transformateur et en ressortira sous forme d'ectoplasme minéral. Mais ce ne sera pas le seul ennemi que va devoir affronter Parker, puisque Harry va ressortir la panoplie paternelle du Bouffon, et que le rival professionnel de Peter va récupérer la substance extra terrestre pour incarner une version Alien de notre arthropode préféré.

Faiblesse scénaristique que cette inflation de super-méchants, que même Parker ressent quand il s'exclame "Mais d'où sortent-ils tous ?!". Pourtant, on comprend vite que le principal adversaire de P.P., c'est lui-même, son côté obscur qui le transformera de façon éphémère en Dark Vador adhésif. Mix entre traité de psychologie expliquée aux petits Yankees, chapitre "Schizophrénie", et leçon de morale, chapitre "Libre-arbitre", cette illustration coûteuse (250 millions de $) du conflit intérieur n'a rien de nouvelle, puisqu'elle rappelle étrangement "Superman III".

Quant aux scènes de bastons numériques, à force de virtuosité elles en viennent à nous lasser, la logique du toujours plus amenant à une scène finale too much, trop longue et trop tout, avec en prime l'apparition de Spider-Man sur fond de bannière étoilée, une foule en délire et le pompier de service du NYFD qui applaudit, hommage du héros américain à son collègue fictionnel.

Reste malgré tout un film plutôt bien ficelé, un Tobey Maguire niaiseux à souhait, une Kirsten Dunst bien plus mûre depuis son retour de Versailles et une autodérision parfois pataude, mais qui allège un gloubi-goulba assez indigeste.

Cluny

Par Cluny - Publié dans : critiques de mai 2007
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Blog : Musique sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus