Les critiques clunysiennes
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Amateur de cinéma depuis plus de trente ans, je vais en moyenne deux fois par semaine dans les salles obscures. Je vous propose depuis décembre 2005 mes critiques
clunysiennes sur ce blog. Comme toutes critiques, elles sont subjectives, et elles mêmes susceptibles d’être critiquées. Contrairement aux critiques professionnels, n’étant pas masochiste, je ne
vais voir que des films que je pense aimer. M'étant frotté moi-même à la réalisation, je sais que ce chaque film représente d'investissements et d'espoirs individuels et collectifs, et je prends
plus de plaisir à encenser un film qu'à le descendre.
Film français de Pascal Bonitzer
Interprètes : Edouard Baer (Hermann), Géraldine Pailhas (Diane), Marina De Van (Anne), Charles Berling (Worms)
Durée : 1 h 22

Note : 4/10
En deux mots : Enième marivaudage germanopratin du cinéma français : désuet et chiant.
Le Réalisateur : Né en 1946 à Paris, Pascal Bonitzer devient critique aux "Cahiers du Cinéma" en 1969, après avoir décroché une licence de philosophie à Nanterre. Il devient scénariste en 1976 pour le film de René Allio, "Moi, Pierre Rivière...". Il signe des scénario pour Raoul Ruiz, Benoît Jacquot, Barbet Schroder, André Téchniné ("Les Soeurs Brontoe", "Le Lieu du Crime", "Les Innocents") et surtout Jacques Rivette pour plus de dix films ("La Belle Noiseuse", "Va savoir").
Il réalise son premier film en 1996 "Encore", avec Jacky Berroyer, et obtient le Prix Jean Vigo. En 1999, il tourne "Rien sur Robert" avec Fabrice Lucchini, puis en 2003 "Petites Coupures", avec Daniel Auteuil.
L'histoire : Hermann est éditeur, et il vit depuis quatre ans avec Anne. A un enterrement, il rencontre son ex, Diane. Worms, un de ses auteurs et l'ancien compagnon d'Anne, les photographie et envoie la photo à Anne. Celle-ci l'envoie à son tour à Antoine, l'ancien psychiâtre et nouveau compagnon de Diane.
Le soir même, Anne va chez Antoine alors que Diane s'invite chez Hermann, où elle se rend malade pour qu'il soit obligé de l'héberger...
La critique : "Je pense à vous" est un film d'un temps qu'on croyait révolu dans le cinéma français : un drame psychologique entre gens du 6° arrondissement, écrivains, éditeurs, psychiatres. Appartements le long du Bois de Vincennes, Rue Jacob, maison d'édition au Quartier latin, Parc du Luxembourg servent de cadre à des situations vaudevillesques et déjà cent fois vues. Pascal Bonitzer, qui avait su trouver un ton dans "Petites Coupures", hésite en permanence entre le plaisir de dialogues qui se veulent acérés et des tentatives de faire naître l'émotion. Résultat : on ne rit pas, on ne s'émeut pas, et on s'ennuie sec.
Cluny