Film français de Sophie Fillières
Interprètes : Emmanuelle Devos (Fontaine Leglou), Bruno Todeschini (Michel Strogoff), Lambert Wilson (Philippe Philippe), Michael Lonsdale (Jean).
Durée : 1 h 4

Note : 6/10
En deux mots : Film loufoque, « Gentille », malgré quelques scènes absurdes très efficaces, se présente bien plus comme une suite de sketchs que comme un véritable film. Bref, on
s’ennuie.
Le Réalisateur : Né en 1964, Sophie Fillières a réalisé deux films avant « Gentille » : « Grande petite », en 1994, et « Aïe » en 2000, déjà avec
Emmanuelle Devos.
La critique : Fontaine Leglou est anesthésiste dans une clinique psychiatrique. Elle vit avec Michel, qui la demande en mariage. Elle hésite, car elle éprouve quelque sentiment
pour un de ses malades, Philippe.
Difficile de résumer l’action de ce film, car on a l’impression qu’elle est surtout prétexte à mettre en scènes des situations cocasses, des raisonnements absurdes, des dialogues
pataphysiques…
Certaines scènes fonctionnent bien, comme celle où Fontaine se retourne dans la rue, et fonce vers un homme pour l’accuser de la suivre ; il suffit qu’il nie pour qu’elle l’invite à boire un
pot.
Ou encore celle où Michael Lonsdale, en pyjama et défiguré comme Nickolson dans « Chinatown », raconte à Fontaine, qui n’avait rien demandé, les deux années où il a été clodo en bas de
chez lui…
Mais souvent aussi, le film souffre de son absence de choix entre le comique de situation et le comique de mots. Les dialogues semblent alors trop écrits, et la lenteur de l’ensemble aggrave
encore ce sentiment d’artifice.
L’honnêteté m’oblige à dire que certains spectateurs ont aimé, riant à gorge déployée alors que j’étouffais péniblement un bâillement.
Précisons enfin que Tati ne m’a jamais fait rire…
Cluny