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Mardi 17 janvier 2006

Titre original : Mrs Henderson presents
Film anglais de Stephen Frears
Interprètes :
Judi Dench (Laura Henderson), Bob Hoskins (Vivian Van Damm), Kelly Reilly (Maureen), Christopher Guest (Lord Cromer).
Durée : 1 h 45

 MrsHenderson.jpg    

Note : 8/10
En deux mots : Croisement improbable de Miss Marple et de la vieille dame indigne, Madame Henderson devenue veuve s’offre un théâtre. Elle s’oppose à son directeur, impose les femmes nues et en fait un élément de résistance au Blitz. Typically british, et très réussi.

Le Réalisateur : Né en 1941 à Leicester, Stephen Frears réalise son premier film, «Gumshoe», en 1971. Entre 1985 et 1987, le réalisateur signe trois films très virulents inspirés par la déliquescence de la société britannique : «My Beautiful Laudrette», «Prick up», et  «Samy et Rosy s’envoient en l’air».
A partir de 1988 («Les liaisons dangereuses»), il alterne les réalisations des deux côtés de l’Altantique : «Les Arnaqueurs», «Mary Reilly», «Dirty Pretty Things».

La critique :
Madame Henderson a 70 ans, dont de nombreuses passées aux Indes, quand son mari meurt, lui laissant une immense fortune. Son amie Lady Conway (Thelma Barlow, formidable) lui conseille de se trouver une occupation, la broderie par exemple.

Seulement, Madame Henderson n’a pas la patience nécessaire pour les travaux d’aiguille. Ce sera donc un théâtre en ruine, le Windmill, qui sera son hobby.
Elle le rachète, le rénove, et engage un directeur juif d’origine hollandaise, Vivian Van Damm, pour en faire un équivalent londonien du Moulin-Rouge. Dès le départ, les relations entre ces deux fortes personnalités sont orageuses.

Après un succès dû à l’idée de Van Damm de donner plusieurs représentations par jour, le Windmill se met à perdre de l’argent, les autres théâtres l’ayant imité. Mrs Henderson a alors l’idée d’introduire du nu dans le spectacle. Elle réussit à convaincre Lord Cromer, et le show obtient un triomphe.

Le Windmill reste le seul théâtre ouvert sous les bombes, Mrs Henderson et Van Damm se retrouvant pour offrir ce spectacle comme consolation aux souffrances des Tommies et des Londoniens victimes du Blitz.

Basé sur des faits réels, ce film est un nouveau petit bijou du cinéma anglais. Portés par deux comédiens dont la jubilation est perceptible, les dialogues portent la marque de l’humour britannique, fait de non-sens et d’anticonformisme. Quand Mrs Henderson négocie avec son vieil ami, Lord Cromer, l’autorisation de présenter un spectacle de nu, le dialogue entre les deux, faits de métaphores et de circonvolutions est un régal.

Et la réalisation est à la hauteur de ces dialogues. Stephen Frears imprime un tempo proche de celui de la comédie musicale, utilisant l’ellipse pour accélérer l’action. Lors des premières répétitions, les girls n’acceptent de se dénuder qu’à condition que les hommes présents le fassent aussi, y compris Van Damm. Et bien entendu, Mrs Henderson fait irruption à ce moment précis ; son seul commentaire est : «Vous voyez bien, Van Damm, que vous êtes juif !», alors que la caméra filme le mouvement de tête du basset dans les bras de Mrs Henderson, dans la direction de l’objet de cette remarque…

Stephen Frears a construit le film autour de l’opposition entre ses deux personnages principaux ; du coup, il a attaché moins d’importance aux personnages secondaires, notamment celui de la jeune danseuse jouée par Kelly Reilly (la Wendy des «Poupées russes») qui est assez convenu.

Film à la fois léger et profond, «Madame Henderson présente» montre une nouvelle fois la vitalité du cinéma britannique et à l’instar de Stephen Frears, sa capacité à jouer de tous les registres.

Cluny

par Cluny publié dans : critiques de janvier 2006
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Vendredi 13 janvier 2006

Film français d’Isabelle Mergault
Interprètes :
Michel Blanc (Aymé Pigrenet), Medeea Marinescu (Helena)
Durée : 1 h 37

Tr-s-Beau.jpg
Note : 7/10
En deux mots : Comédie romantique «à la française», ce film raconte la découverte de l’amour par un paysan caricatural, sous la forme d’une jeune roumaine. Prévisible, mais divertissant.

La Réalisatrice : Né en 1958, Isabelle Mergault a d’abord été actrice dans les années 80. Puis elle a écrit des scénarios pour le cinéma («Meilleur Espoir féminin», de Gérard Jugnot) ou la télévision («Classe mannequin»). Chroniqueuse dans l’émission de Laurent Ruquier, elle a joué au théâtre dans des pièces écrites par ce dernier. «Je vous trouve très beau» est son premier film.

La critique : Aymé Pigrenet est un de ces agriculteurs dont raffole le cinéma français, de Louis de Funés dans «La soupe aux choux» jusqu’à Jacques Villeret dans «Un crime au Paradis» : bourru, fruste, près de ses sous…

Alors, quand sa femme meurt électrocutée par la trayeuse d’occasion, ce n’est pas le chagrin ni la peur de la solitude qui le préoccupent : c’est la perte de deux bras pour son exploitation. Après un délai décent –dix jours !-, il s’adresse à une agence matrimoniale qui l’envoie en Roumanie pour trouver la perle rare.

Toutes les candidates au mariage à l’ouest récitent leur leçon : «Je vous trouve très beau». Toutes, sauf une, plus futée : Helena, qui a compris ce qu’Aymé est venu chercher. Il la ramène en France, en la faisant passer pour une lointaine parente en stage.

Parti chercher une ouvrière agricole, il revient avec une femme qui attend de lui un minimum de tendresse. Il va s’humaniser progressivement, en même temps qu’Helena va se lasser et ressentir le mal du pays.

Ce film est plutôt une bonne surprise.
Certes, l’intrigue empeste le déjà-vu et le scénario aligne les clichés sur la solitude de la vie rurale.
Certes, Isabelle Mergault n’est pas une réalisatrice, et la mise en scène est minimaliste.
Certes, les bons sentiments ont un peu tendance à dégouliner, et la métamorphose de Pigneret paraît bien peu crédible.

Mais l’ensemble est porté par un dynamisme et une légèreté sympathiques ; certaines situations sont poussées jusqu’à l’absurde, et les dialogues sont souvent savoureux, comme quand Michel Blanc disserte sur l’étymologie des petits rats et des tutus.

Medeea Marinescu, star du cinéma roumain, apporte au rôle d’Helena beaucoup de fraîcheur et d’enthousiasme. Par contre Michel Blanc, s’il reste égal à lui-même dans les scènes de pure comédie, ne retrouve pas la profondeur qu’il avait su trouver par exemple dans «Monsieur Hire».

Cluny
par Cluny publié dans : critiques de janvier 2006
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Mercredi 11 janvier 2006
Film américain de Sam Mendes
Interprètes :
Jake Gyllenhaal (Swoff), Peter Sarsgaard (Troy), Jamie Foxx (sergent-chef Sykes).
Durée : 2 h 02



Note : 7,5/10
En deux mots : La vie d’une compagnie de Marines durant la guerre du Golfe, depuis l’instruction jusqu’au retour au pays. «Le désert des Tartares» à l’heure des frappes chirurgicales, par un des réalisateurs les plus brillants de son temps.

Le Réalisateur : Né en 1965 en Angleterre, diplômé de Cambridge, Sam Mendes a commencé au théâtre. Engagé par la Royal Shakespeare Company en 1992, il monte aussi plusieurs pièces à Broadway. Spielberg lui confie la réalisation de «American Beauty» en 1999. Il tourne «Les Sentiers de la Perdition» en 2002, avec Tom Hanks et Paul Newman.

La critique : Jarhead, que l’on peut traduire par «tête de fiole», c’est le surnom que se donne entre eux les Marines. En 1990, Anthony Swofford, fils d’un vétéran du Vietnam, s’engage dans l’U.S. Marines Corp.

Il est confronté aux brimades des fameux sergents instructeurs, déjà vus dans «Le maître de guerre» ou dans «Full Metal Jacket», et au bizutage de ses camarades. D’un niveau intellectuel un peu supérieur (il lit «L’Etranger», de Camus !) à celui de ses camarades –ce n’est pas dur…-, il est retenu pour devenir tireur d’élite.

Convoyés en Arabie Saoudite à bord des 747 de la TWA comme de vulgaires V.R.P., les marines vont planter leurs tentes au milieu de nulle part, en plein désert. Là, l’entraînement continue, les tenues NBC en plus.

Avec l’éloignement et l’attente, l’ennui s’installe, ainsi que le doute ; le doute sur la fidélité des conjointes, le doute sur le sens de leur présence, le doute sur l’image renvoyée au pays.
Et quand la guerre commence enfin, le seul feu qu’ils ont à essuyer, c’est celui de leur propre aviation. Sinon, tel Fabrice à la bataille de Waterloo, ils vont errer entre les images de la mémoire de cette guerre : les carcasses calcinées des voitures de civils –et de leurs passagers carbonisés-, les puits de pétroles en feu noircissant le ciel en plein jour, la garde républicaine irakienne noyée sous un tapis de bombes…

L’histoire d’un pays aussi jeune se confond avec l’histoire de son cinéma. Plus que le Vietnam lui-même, c’est son traitement par Hollywood qui sert de référence constante : une salle entière de Marines hurle comme au Superbowl en voyant les hélicos attaquer le village dans «Apocalypse Now», la vision de «Voyage au bout de l’Enfer» s’avère pleine de surprises…
Et quand des hélicoptères passent au-dessus d’eux avec la musique des Doors, un soldat se plaint : «Encore la musique du Vietnam ! Ils pourraient trouver quelque chose pour nous !»

«Jarhead» est le film miroir de «Full Metal Jacket». Il est découpé comme lui en trois parties : l’instruction, l’attente et le combat. Mais là où ces trois parties étaient équilibrées chez Kubrick, elles sont d’inégale longueur chez Mendes, l’attente occupant l’essentiel du film.

Ce film est à l’image de cette guerre décousue, et se présente plus comme une suite de tableaux que sous la forme d’une narration fluide.

On retrouve le sens de la dérision de Mendes dans de nombreuses scènes : Swoff sonnant le clairon avec sa bouche, le réveillon de Noël interrompu par un feu d’artifice involontaire, les marines en petite tenue et bonnet rouge et blanc (mesdemoiselles, les fesses de Jake Gyllenhaal !) se précipitant avec leurs M-16 pour en découdre….

Mais les ruptures de tons sont fréquentes, et la poésie et la gravité ne sont jamais loin : un cheval couvert de pétrole surgit de l’obscurité, les marines laissant des traces de pas blondes dans le sable noirci, jusqu’à l’irruption d’un vétéran du Vietnam qui monte dans le bus lors de la parade du retour de ces héros qui n’ont pas tiré un coup de feu, et qui leur renvoie l’image ravagé de ce qu’ils deviendront peut-être…

Malgré quelques longueurs (filmer l’ennui sans être ennuyant n’est pas simple !), «Jarhead» est un film intelligent qui porte indéniablement la patte d’un grand réalisateur, et dont certaines scènes s’inscrivent dans la continuité des Coppola, Cimino et Kubrick.

Cluny

par Cluny publié dans : critiques de janvier 2006
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Lundi 9 janvier 2006

Film français de William Karel
Avec Clémence Boulouque et la voix d’Elsa Zylberstein.
Durée : 1 h 22


Fille-Juge.jpg

Note : 8/10
En deux mots : Illustration du texte de Clémence Boulouque, fille du juge antiterroriste suicidé en 1990 après avoir été abandonné de tous. Témoignage bouleversant sur le deuil d’une enfance sacrifiée.

Le Réalisateur : Né en Tunisie, William Karel étudie à Paris avant d'émigrer en Israël où il vit pendant dix ans dans un kibboutz. Il a été ensuite photographe pour Gamma et Sygma. De nationalité américaine, il a réalisé de nombreux films documentaires sur l’histoire politique française : «La rafle du Vel d’Hiv, cinquante ans après» (1992), «Histoire d’une extrême droite» (1998) et «VGE, le théâtre du pouvoir» (2002). Au Etats-Unis, il tourne «CIA, guerres secrètes» (2003) et «Le Monde selon Bush» (2004).

La critique : Le juge, c’est Gilles Boulouque, de la section antiterroriste de Paris. C’est lui le juge de «l’affaire Gordji». En 1986, son enquête sur les attentats de Paris l’amène à la conviction du rôle joué par Wahid Gordji, traducteur à l’ambassade d’Iran. Celui-ci refuse pendant des mois de répondre à la convocation du juge, jusqu’au jour où deux otages du Liban sont libérés.

Gordji accepte alors d’être auditionné, sachant qu’à sa sortie, un jet l’attend pour le reconduire en Iran. La presse se déchaîne, et en bon petit soldat, le juge endosse en silence la responsabilité de cette décision.

En pleine cohabitation et à l’approche de l’élection présidentielle, l’affaire Grodji devient un enjeu de la campagne. Le film montre d’ailleurs le passage du débat entre Chirac et Mitterrand où le premier ministre défie le président de contester qu’ils aient été d’accord sur le départ de Gordji, et où Mitterrand répond : «Dans les yeux, je le conteste…»

Abandonné à la raison d’état et au jeu politique, le juge Boulouque est inculpé de violation du secret de l’instruction. Profondément atteint, il se suicide le 12 décembre 1990. Sa fille Clémence avait 13 ans.

Le film commence en septembre 2001, à New York, où Clémence était partie étudier, et fuir le terrorisme qui lui avait volé son enfance. Il se construit ensuite comme la mise en images de son texte, lu par Elsa Zylbertein.

Des films familiaux en super-8 ou en VHS, des photographies de vacances, des unes de quotidiens et de nombreux extraits des journaux télévisés de l’époque servent à cette illustration. A cet égard, la déclaration de Chirac, alors premier ministre, et déclarant le jour de l’attentat de la Rue de Rennes que «quand la France aura retrouvé la puissance étrangère qui se trouve derrière ces attentats, la riposte sera fulgurante» prend tout son relief au regard de la suite…

Même s’il permet de se remettre en mémoire ces événements, le sujet de ce film n’est pas l’affaire Gordji, ni même le rapport de la Justice et de la raison d’état. Le point de vue est celui d’une petite fille de six ans, qui raconte l’irruption des gardes du corps dans sa vie, les vacances repoussées jour après jour au bon vouloir de M. Gordji, le retour de son père le soir de l’audition («Et maintenant, je vais m’en prendre plein la gueule…»), le pistolet qui allait le tuer qu’il place dans la main de sa fille sur une plage d’hiver («si petit et si lourd...»).

Elle parle aussi de son remord à elle, d’avoir commencé son adolescence et de l’avoir repoussé comme toutes les filles de treize ans, alors qu’il ne lui restait que quelques mois à vivre.

Le texte très littéraire est bouleversant, parce qu’il a été porté pendant des années, et que chaque mot, chaque image renvoie à une souffrance indicible. Dommage que le réalisateur ne s’en soit pas tenu à ce seul texte, et ait rajouté inutilement musique, bruitage et effets de zoom comme dans ces émissions qui pullulent aujourd’hui («Secret d’actualité», «Faites entrer l’accusé»).

Cluny
par Cluny publié dans : critiques de janvier 2006
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Samedi 7 janvier 2006

Titre original : Colour me Kubrick
Film anglais de Brian Cook
Interprètes
: John Malkovitch (Alan Conway) Jim Davidson (Lee Pratt), Marc Warren (Hud).
Durée : 1 h 27

Kubrick.jpg

Note : 4/10
En deux mots : Un imposteur homosexuel se fait passer pour Stanley Kubrick à Londres dans les années 90. Entre la «Cage aux Folles» et «Benny Hill», c’est dire combien c’est léger !

Le Réalisateur : De nationalité britannique, Brian W. Cook a été assistant réalisateur dans des dizaines de films depuis les années 70. Il a notamment secondé Stanley Kubrick dans «Barry Lyndon», «Shining» et «Eyes Wide Shut».
«Appelez-moi Kubrick» est son premier film.

La critique : Les cinéphiles placent Stanley Kubrick parmi les plus grands réalisateurs de l’histoire du cinéma. Bien que New-Yorkais, il a vécu en Angleterre les trente dernières années de sa vie, cultivant le mystère tant sur sa vie privée que sur ses projets professionnels.

Malgré sa méconnaissance du cinéma, Alan Conway profite de ce mystère pour usurper l’identité du réalisateur et extorquer des petits sommes auprès de minables : styliste débutant, managers d’un groupe de heavy metal, pharmacien du quartier… Accessoirement, il se sert aussi de sa fausse identité comme instrument de séduction auprès de jeunes hommes.

Vite repéré par la police, il peut continuer ses combines, ses victimes n’osant pas assumer le ridicule de leur situation. Mais quand il se lance dans une escroquerie de plus grande envergure, il ne peut échapper à la justice qu’en simulant la folie.

Quel beau sujet, et quel piètre traitement.
Quand on évoque un film récent sur un sujet proche, «Cours après moi que je t’attrape», la comparaison est accablante. Là où Spielberg (grand admirateur de Kubrick, dont il a réalisé le dernier projet, «A.I.») mettait en scène la plasticité de Di Caprio de façon virevoltante, Brian Cook filme avec platitude le jeu éléphantesque de Malkovitch, qui donne le là à des comédiens échappés de chez Benny Hill...

Alors qu’il y avait la place pour proposer une comédie grinçante, nous n’assistons qu’à une suite de sketchs répétitifs où la seule variation réside dans la garde-robe d’Alan Conway.

Bien qu’il ait été son assistant sur trois films, Brian Cook semble être aussi ignorant de l’œuvre de Kubrick que son personnage principal. Et mise à part deux loubards coiffés du chapeau melon des drougs d’Alex, la seule réelle citation se trouve dans la musique tirée de «2001», «Orange mécanique» ou «Shining». Mais là où elle s’intégrait pleinement à la narration chez Kubrick, elle n’est ici qu’une évocation plaquée et sans rapport avec l’action, si tant est que l’on puisse parler d’action.

Bref, on s’ennuie ferme, et la gêne vient s’installer progressivement devant un tel mauvais goût et une telle absence de talent ; l’escroquerie n’est pas que devant la caméra…

Cluny

par Cluny publié dans : critiques de janvier 2006
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